Selon la DGCCRF, aucune infraction de tromperie n’a été relevée à l’encontre des émissions polluantes des véhicules Diesel de la marque au blitz.

Après avoir lancé des investigations concernant les pratiques en matière d’émissions polluantes (NOx) d’une douzaine de constructeurs automobiles commercialisant des modèles Diesel dans l’Hexagone, le ministère de l’Economie et des Finances vient de laver Opel de tout soupçon. Dans un communiqué, Bercy indique que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a clos son enquête concernant la firme de Rüsselsheim (Allemagne).

Pour mener ses investigations, la DGCCRF s’est appuyée sur les résultats de tests réalisés par l’Union technique de l’Automobile, du Motocycle et du Cycle (Utac) et par l’IFP Energies Nouvelles ainsi que sur des documents directement transmis par Opel. Tous ces éléments “n’ont pas mis en évidence de faits constitutifs d’une infraction de tromperie“, note Bercy.

La marque allemande s’en sort donc à bon compte alors que quatre autres constructeurs ont, quant à eux, été épinglés. La Direction de la concurrence a ainsi transmis à la justice des procès-verbaux constatant des faits de tromperie à propos de Volkswagen, Renault, Fiat-Chrysler et PSA alors que l’enquête se poursuit pour les autres constructeurs. La semaine dernière, des fuites indiquaient que Bercy soupçonnait Renault d’avoir installé un “dispositif frauduleux” visant à fausser les résultats de tests antipollution.

Selon le journal Libération qui s’est procuré le document de la DGCCRF en question, celui-ci met en lumière des écarts importants entre les performances de certains moteurs de la marque au losange au moment de leur homologation en laboratoire, et leur utilisation en conditions réelles, en particulier les modèles Renault Captur et Clio IV, qui dépasseraient le seuil réglementaire d’émission de dioxyde de carbone de respectivement 377% et 305%.

Par Romain Baly de journalauto.com, le 21/03/2017